archives de l'émigration russe

1920–1939. Paris / Berlin / Harbin / Constantinople / Riga

À propos

L'objectif de l'entreprise qui se trouve devant nous, peut être comparé à la recherche des personnes disparues pendant la guerre. Sans doute, les archives des événements culturels dans le domaines des sciences, de l'art et de la litterature de la première vague de l'emigration depuis des années 20, se révèlent être aujourd'hui, non seulement richesse nationale, mais aussi internationale.

Dans certains cas, les oeuvres de poètes, écrivains, artistes ayant vécu en dehors de leur patrie se trouvent être plus interessants que ceux qui ont été créé dans la russie soviétique. Mais à côté des lauréats de Nobel connus dans le monde entier, existait un pan entier de vie culturelle encore inconnue et oubliée de façon indue. Les centaines de milliers de nos compatriotes ne pouvant accepter le nouveau régime de leur patrie ont été obligés de créer leur nouvelle vie dans les pays étrangers. Leur noms aujourd'hui ne sont pas connus et  personne n'en fait mention. Leur exploit consiste du fait seulement qu'ils sont resté jusqu'aux derniers jours de leurs vie, fidèles aux idéaux vrais,  qu'ils ont su préserver et léguer à leurs enfants le meilleur de la culture et de la tradition russe, anéantie par le pouvoir bolchevique. La plupart des russes blancs ont préféré garder leurs passeports et sont restés fidèles à une patrie et à un pays qui n'existait plus. Quelqu'un n'ayant aucune culture de cette période historique, et sans accés à ces archives, ne peut pratiquement savoir et connaître le quotidien de cette premiere vague d'émigration russe. Même des écrivains illustres, dont le nom fut inclu dans les programmes scolaires, sont pratiquement mis au banc. "Il vécu en russie, publia ses oeuvres, et fuit à l'étranger au moment de la révolution". Et c'est tout, pas un mot de plus. Si quelques-uns ont obtenu quelque succés à l'ouest, cela fut délibérément caché par le pouvoir communiste. Tout les liens qui les reliaient l'URSS, furent coupés à partir des années 30. Dès lors, un vide apparu à ce moment ; il ne fut alimenté que plus tard, à partir des années 80. De nombreux livres de poètes et écrivains interdits, furent réédités. Mais, encore aujourd'hui, très peu sont connus. Quand parfois, on tombe sur un document singulier de cette époque, on se dit en plaisantant comment peut on chercher quelque chose, lorsqu'il existe bel et bien et qu'il n'a pas disparu.

C'est pourquoi, le but de notre site est de montrer à tous les intéressés, même la plus petite partie, de ce que l'on a pensé être égaré pendant si longtemps. Journaux et magazines rares, dont de nombreux s'avèrent être des documents précieux, sont vendus aujourd'hui aux enchères.

Dans les limites de nos moyens matériels et financiers, nous seront en mesure publier ces archives de façon progressive et modérée. Pour toute question écrivez à Fiodor Sumkine à info@librarium.fr

 

PS : il est possible soutenir financiérement notre action sur le site, en achetant certaines publications pour votre iPad sur App Store. Les donateurs sont les bienvenus, cela va de soit. 

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